Chronique ; « PROXIMA DU CENTAURE » de Claire Castillon

BOUM – BOUM! Était-ce le bruit de son coeur ? On l’aurait tant voulu, mais c’était le bruit de son corps. BOUM! Sur le balcon du deuxième étage. BOUM! En s’écrasant sur le sol. Son BOUM-BOUM comme l’appelle sa mère, est arrivé parce qu’il al regardait, comme chaque jour. Sauf qu’aujourd’hui, il voulait la voir, juste une seconde de plus, une seconde de trop. Il est monté sur son bureau, s’est penché par la fenêtre, et s’est retrouvé 5 étages en dessous. Maintenant, il est couché « À priori » pour toujours ont-ils dit.

Son corps est cassé, bousillé, détruit, irrécupérable. Il est relié au machine ; pour respiré, pour boire, pour manger ou encore pour déglutir. Il est « À priori » tétraplégique, ont-ils dit. Pourtant son esprit, lui est toujours là, il pense, il ressent ; mais les autres ne le voient pas.

 

critique PROXIMA DU CENTAURE lio farcy

Ce que j’en ai pensé?

C’est le premier ouvrage de Claire Castillon que je découvre, j’avais entendu beaucoup de bien envers sa manière de rédiger ; et bien c’est vrai. Je devais me procurer cet ouvrage au plus vite, bien que je l’ai commandé le jour de sa sortie et terminé le jour de la réception. Comme en apné, happé par ce petit roman. Son écriture dure et à la fois poétique m’a transporté ; tellement que j’aurais voulu qu’il soit plus loin, pour encore en profiter.

« PROXIMA DU CENTAURE » c’est pour moi de la poésie à l’état pur, et un concentré d’amour. Autant venant de la famille envers Wilco, ou de son amour pour son Apothéose. Il est tombé amoureux d’elle au sens propre comme au figuré ; si bien que les 5 étages qu’il a parcouru en sont la preuve. Pourtant, il ne sait rien d’elle, juste qu’il partage le cours d’anglais ensemble, où chacun à un nouveau prénom ; plus américain.

J’ai lu cet ouvrage avec une facilité, et une rapidité important tellement la fluidité est déconcertante. Les pages s’enchaînent dans une harmonie parfaite ; on parle d’aujourd’hui, et d’hier puis de Wilco pour ensuite parler de sa soeur. Le tout sans jamais couper l’histoire, tout est lié, tout est logique.

Mais c’est aussi une énorme claque ; celle qui nous rappel à l’ordre. La vie est imprévisible, un petit accident ou une petite maladresse de rien du tout et tout est chamboulé. C’est un fil, très délicat qui nous tiens, juste là. Mais il peut aussi, de manière imprévisible, céder sans pouvoir avoir le moindre contrôle là-dessus.

Ce livre m’a laissé le même goût que « NOS ÉTOILES CONTRAIRES » de John Green ; qui parle d’une fatalité incontrôlable, et pourtant l’univers est si beau. Entre amour, tendresse, et humour, le sujet traité ; la tétraplégie est pourtant un sujet percutant. Claire a su faire en sorte, par sa narration, de rendre le sujet moins lourd à la lecture.

critique PROXIMA DU CENTAURE lio farcy

En conclusion?

J’ai adoré cette lecture, et j’ai encore plus envie de découvrir les oeuvres de claire Castillon. J’ai beaucoup aimé le fait qu’en si peu de pages, autant d’émotions soient transmises. Pourtant, la lecture n’en est pas alourdie, même dans les passages difficiles, la lecture reste fluide. Et surtout elle est adapté à tout âge ; autant aux enfants qu’aux parents. Ce qui peut amener beaucoup de discussions sur la vie ou encore la mort et la maladie! La lecture est rapide, sur moins de 3 heures j’avais avaler les 200 pages qui le composent. C’est définitivement, un véritable coup de coeur pour moi!

Par contre, niveau émotion ; j’ai été moins touché que par le livre « NOS ÉTOILES CONTRAIRES ». Et j’ai un goût de trop peu sur la fin ce qui ne m’enlève rien au plaisir et au émotions que m’a donné ce livre!18

 

C’est un survivant. Wilco ne devrait pas être en vie. Il est tellement brisé dedans qu’il est poudreux.

 

 

 

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